rapport IGAS

Le rapport IGAS sur le diagnostic de l’AME propose une entente préalable pour les soins programmés et non urgents des patients AME, comme la kinésithérapie ou les actes infirmiers post-hospitalisation.


La FFMKR s’inquiète du possible accroissement de la difficulté d’accès aux soins pour ces patients, entraînant un retard dans leur prise en charge. Elle craint aussi l’augmentation de la charge administrative pour les professionnels de santé.

 
 

Elle échangera à ce sujet avec le cabinet de la Ministre début décembre et fera des propositions afin de lutter contre cette mesure instaurant une rupture d’égalité pour ces patients et des contraintes administratives supplémentaires pour les professionnels.

IFV

Les derniers avenants conventionnels ont instauré une indemnité forfaitaire de déplacement spécifique dans le cadre du maintien de l’autonomie de la personne âgée.


Cette indemnité de 4€ , applicable depuis le 1er juillet 2019, n’est valable que pour les actes de l’article 9 de la NGAP côtés en AMK6.


Depuis le 1er novembre, une lettre-clé spécifique a enfin été créée: IFV

Cette dernière remplace l’utilisation de l’IFR qui était utilisée comme lettre-clé provisoire pour cette indemnité de déplacement spécifique.

 

Reforme Retraite

Chère Consœur, Cher Confrère,
Depuis le début de la réforme des retraites et tant que le dialogue permet d’avoir des propositions levant nos inquiétudes, la FFMKR est dans une posture d’échange avec le Haut-Commissaire à la Réforme des Retraites (HCRR) et le Gouvernement, d’où notre refus de participer à la manifestation du 16 septembre.
Après plusieurs réunions avec les sages-femmes et les vétérinaires, c’est avec la FFPS que nous sommes régulièrement reçus. La spécificité des praticiens de santé a été entendue et prise en compte. Depuis le début, nous exprimons plusieurs craintes. Elles ont été encore une fois émises lors de la rencontre avec Mme la ministre des solidarités et de la santé, Agnès BUZYN qui a eu lieu mercredi 16 octobre au cours d’une concertation sectorielle, en présence également de M. Jean Paul Delevoye (HCRR).
• Les réserves : le discours doit être clarifié même si le Président de la République a affirmé qu’on n’y toucherait pas.
• L’ASV : inclus dans le futur régime universel, la participation des caisses doit être gravée dans le marbre
• La future gouvernance : les praticiens de santé doivent, en fonction de leur poids démographique, avoir leur place
• Les prestations : la variabilité du point entrainerait une variation du montant de pensions au fil des ans en fonction de la situation économique, cela n’est pas acceptable.
• Les cotisations : il est inenvisageable que nos confrères subissent un quasi-doublement de leurs cotisations retraites.
Sur ce dernier point, nos différentes rencontres ont permis d’obtenir quelques pistes de la part du HCRR : une modification de l’assiette de calcul de toutes nos cotisations sociales (retraites, maladie, allocations familiales et CSG/CRDS), accompagnée d’un abattement de 33 %, permettrait d’absorber la quasi-totalité de l’augmentation du taux cible de 28.12 % pour la retraite. De plus, un basculement d’une partie de la cotisation CSG en cotisation retraite, permettrait d’obtenir plus de droit contributif, ce que la
CSG ne donnait pas. D’autres mesures compensatrices sont à l’étude. Notre but est qu’au final, le professionnel paiera au total, retraite + CSG + autres cotisations sociales obligatoires, le même montant après la réforme que ce qu’il paye aujourd’hui.
Les premières projections ont été vérifiées par l’AGAKAM. Elles donnent effectivement les mêmes résultats que ceux annoncés par l’équipe de M. Jean-Paul Delevoye avec en plus une très légère incidence fiscale positive (baisse de la CSG non déductible).
Dès que nous aurons une grille de calcul plus stabilisée, nous vous ferons parvenir des études chiffrées.
Pour l’instant, il ne s’agit que d’hypothèses de travail et tant que ces mesures ne sont pas gravées dans le marbre, nous restons extrêmement vigilants. Si La FFMKR reste attachée à un système par répartition qui doit permettre de rénover le pacte intergénérationnel, elle est aussi favorable à ce que cette réforme protège les futures générations dans une société en pleine évolution.
Dès le mois prochain d’autres rendez-vous sont prévus et nous vous tiendrons informés au fur et à mesure. Ces rencontres permettront, au vu des réponses données, de poursuivre, ou pas, le dialogue instauré depuis bientôt un an.
Nous vous prions de croire, Chère Consœur, Cher Confrère, à l’assurance de nos salutations confraternelles.

Aides kinés

La FFMKR a assisté le 24 septembre, au siège du CNOMK, à la présentation d’un document de travail prévoyant la création d’une nouvelle profession : aides-kinés.
Nous avons présenté l’orientation politique de la FFMKR. Il nous semble essentiel qu’avant d’envisager la création de cette nouvelle profession plusieurs conditions devraient être réunies, notamment :
 Notre formation initiale doit être stabilisée avec une reconnaissance de Bac + 5 et 300 ECTS
 Les effets du zonage, imposés par l’avenant 5, devront être évalués
 Le problème de la démographie de notre profession doit être résolu
 Des études sur l’impact économique de nos cabinets doivent être ouvertes
 Des études sur l’impact des dépenses de kinésithérapie doivent être menées
Faute d’avoir ces réponses, la FFMKR est donc pour l’instant défavorable à la création d’aides-kinés.
La réponse du CNOMK a été sans ambiguïté : la question de la création ou pas ne se pose pas. Il faut créer cette profession car elle existe de fait aujourd’hui ; elle est occupée par des aides-soignantes, des brancardiers et donc il est urgent de la créer pour que ce soit des kinés et non pas des infirmières qui encadrent ces professionnels. Cela permettrait également d’empêcher l’arrivée des diplômes à exercices partiels, bien qu’aujourd’hui il semble n’y avoir aucun de ces diplômes en France.
D’après le document du CNOMK, ces professionnels auraient des compétences partagées avec les kinés, parmi lesquelles :
 Accueil du patient
 Installation et manutention du patient
 Lever du patient et aide à la marche
 Entretien de la marche
 Techniques d’activation dans un objectif de prévention de la perte d’autonomie de la personne
 Participation au plan de prévention des risques thromboemboliques et d’escarre
 A l’exclusion de la rééducation périnéale :
 Participation à l’observance des exercices indiqués la surveillance du protocole de rééducation établi et prescrit par le
masseur-kinésithérapeute
 Suivi des séances de gymnastique médicale, hors la réalisation d’actes de mobilisation articulaire passive, et
d’activités physiques adaptées indiquées par le masseur-kinésithérapeute
 Manœuvres de massage, à l’exclusion du drainage lymphatique manuel ;
 Installation d’appareils de rééducation et d’électro physiothérapie, à l’exclusion des sondes endocavitaires ;
 Thermothérapie et cryothérapie, hors cryothérapie du corps dans son ensemble, à l’exclusion de tout procédé pouvant
aboutir à une lésion des téguments.

Pour ce qui est de la formation des futurs aides-kinés, le CNOMK envisage un niveau d’entrée et un niveau de formation au minimum équivalent à ceux de l’aide-soignant. La durée de formation serait entre 1300 et 1500 heures, en IFMK avec des passerelles pour les aides-soignants ayant déjà exercé (au moins 2 ou 3 ans) et pour les étudiants MK ayant validé un certain niveau de formation (fin K2).
Nous n’avons pas pu avoir de précisions sur le contour de l’exercice : uniquement en structures en tant que salariés ou également en cabinet libéral en qualité de salarié du kiné libéral ou possibilité d’un aide-kiné libéral ?
Je vous prie de croire, Chère Consœur, Cher Confrère, à l’assurance de mes salutations confraternelles.

Réunion jeudi 28 novembre

RDV jeudi 28 Novembre à 18H pour une réunion exceptionnelle :

-accès direct

-Bilans

-Nomenclature

un cocktail précèdera l’intervention du Dc FAIVRE, chirurgien spécialiste de l’épaule.

Nous comptons sur votre présence nombreuse !

pour des soucis d’organisation, merci de nous informer de votre présence: sdmkr02@gmail.com

Modification des règles de prise en charge des programmes de DPC à compter du 1er octobre

À compter du 1er octobre 2019, seuls les kinésithérapeutes non encore inscrits auprès de l’Agence du DPC à une action de DPC au cours de l’année 2019 pourront prétendre à la prise en charge par l’Agence de leur inscription.

Cette décision a été prise parce que l’enveloppe allouée aux masseurs-kinésithérapeutes pour l’année 2019 (15,3 millions d’euros initialement) est presque vide, malgré plusieurs rallonge votées en mars, juin et la dernière (3 millions d’euros) le 11 septembre, portant l’enveloppe totale à près de 21 millions d’euros.

Cette situation est notamment liée au fait que les masseurs-kinésithérapeutes se sont inscrits en masse cette année, certains ayant pris conscience que la période triennale (2017-2019) pour remplir leur obligation de DPC était sur le point d’expirer.

Que ceux qui se sont inscrits avant le 1er octobre se rassurent : toute demande d’inscription effectuée avant cette date, pour des actions programmées entre le 1er octobre et le 31 décembre 2019, sera bien prise en charge dans des conditions initialement prévues.

Disparition de la MIVILUDES, la FFMKR s’inquiète…

Le monde médical et celui de la rééducation constituent parfois une​ porte​ d’entrée dans le monde des sectes.
La disparition annoncée de la​ mission​ interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) est​ un sujet d’inquiétude pour la FFMKR.

 
 

Cette disparition annoncée est un mauvais signal envoyé à tous les groupes qui font de la manipulation une arme d’aliénation.​

 

La​ FFMKR,​ syndicat de kinésithérapeutes au service de la santé de nos concitoyens,​ est très préoccupée par cette situation et réclame de ses​ vœux​ une solution alternative sérieuse pour​ lutter contre​ toute dérive sectaire​ et capable d’informer tant les professionnels que la population.

 

En effet,​ la Kinésithérapie,​ dont la mission est de​ soigner avec éthique et transparence la population et​ tout​ particulièrement​ ceux les plus​ fragiles,​ doit pouvoir s’appuyer sur des avis incontestables pour la protection des patients.

 

Cette mission​ était​ remplie​ jusqu’alors par la MIVILUDES, fondée en 2002 par le Président CHIRAC.